Journée internationale des femmes et des filles de science

Publié le: 9 février 2018
Le 11 février a été proclamé Journée internationale des Femmes et des Filles de Science par les Nations Unies il y a quelques années. En Belgique, il y a davantage de filles (environ 56 %) que de garçons qui obtiennent un diplôme scientifique. Pourtant, il n'y a pas de répartition 50-50 dans le monde du travail scientifique. L'univers des ingénieurs est le principal bastion masculin. Ils ferment le top 5 des emplois comptant le moins de femmes, après les dockers et les informaticiens. Avec notre business unit Life Sciences, nous plaçons de nombreux collaborateurs de projet chez des employeurs scientifiques dans le secteur pharmaceutique et chimique. Nous ne voyons pas chez nous de grandes différences dans le rapport hommes-femmes, mais 44 % à peine des collaborateurs de projet sont des femmes.

PLUS DE FEMMES QUE D'HOMMES À TABLE LE MIDI


Lors du lunch chez Estée Lauder, nous sommes assis à une longue table entourés de huit femmes et d'un seul homme. Tous les collaborateurs de projet de Select travaillant chez le géant des cosmétiques sont d'accord : « Beaucoup de femmes travaillent ici en effet. Il y a peut-être un peu plus d'hommes dans la production, c'est tout. » Lise porte sa blouse blanche de laboratoire et ses lunettes de sécurité ; elle sort tout droit du laboratoire. Lise a commencé à travailler sur un projet en tant que laborantine en microbiologie au mois d'octobre.

LES GARÇONS PRÉFÈRENT LA CHIMIE, LES FILLES LA BIOLOGIE


Lise a étudié les techniques de laboratoire biomédicales à Geel. Dans sa classe, il y avait huit filles et huit garçons. Elle n'a pas remarqué de grande différence entre les deux groupes. « J'ai cependant remarqué que les garçons préféraient la chimie et les filles la biologie. Certainement quand il s'agissait de dessiner des cellules. Les garçons le faisaient à la va-vite et nous, les filles, travaillions avec plus de précision. » La physique était plutôt réservée aux garçons. « Ce sont des clichés, mais les garçons sont, selon moi, bien meilleurs en physique et certainement dans tout ce qui touche à l'électricité. En dehors de ces clichés, il n'y avait pas de grandes différences. Tout le monde s'entendait bien dans la classe. »

PAS DE GRANDES DIFFÉRENCES DANS LE LABO


Après ses études, Lise a d'abord travaillé dans un laboratoire de la KU Leuven. De nouveaux groupes de collègues nous rejoignaient chaque année. « Les groupes de doctorants différaient d'année en année dans notre laboratoire. Une fois, ils étaient cinq hommes, une autre quatre femmes, et une autre encore un groupe mixte. » À la KU Leuven, elle testait des traitements de chimiothérapie sur des animaux de laboratoire, ce qui est totalement différent de ce qu'elle fait aujourd'hui.

« Chez mon employeur actuel, tout est un peu plus strict et il faut avancer plus vite. C'est chouette aussi car on ne se tourne jamais les pouces. Nous réalisons divers contrôles sur les matières premières, les produits de gros et les produits finaux. » Ici non plus, Lise ne constate pas de grandes différences entre les collègues hommes et femmes. « Nous sommes cinq, quatre femmes et un homme. Cet homme a peut-être le plus d'expérience, mais le superviseur est une femme. »

SANS BIJOUX, MAIS AVEC DES PAILLETTES


L'image typique du professeur en blouse blanche n'a jamais empêché Lise de faire des sciences sa profession. « Je ne sais plus exactement pourquoi j'ai commencé la chimie. J'avais simplement de bons points et j'aimais cela. Et j'ai donc poursuivi dans cette direction. Avant que je ne m'en rende compte, j'avais terminé mes études de laborantine. » Bien qu'elle ne puisse pas porter de bijoux au travail, Lise n'a pas l'intention de cacher sa féminité. Les paillettes scintillantes de son pull grincent sous sa blouse blanche et Lise est entourée de publicités pour les produits de beauté d'Estée Lauder. La chimie ne doit donc nullement être un travail d'homme.